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Concours international de poésie Matiah Eckhard 12e édition 2026 !

Par GAETAN MARTIN, publié le dimanche 28 juin 2026 21:38 - Mis à jour le dimanche 28 juin 2026 21:39

Félicitations à nos talentueuses lauréates du Concours international de poésie Matiah Eckhard 12e édition 2026 !

Bravo à Mélya, Tessa et Chahin de 4ème3 et 4ème2 ! 

Vous pouvez revoir la cérémonie de la remise des prix en suivant le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=im9GyzWf3w0

(Tessa : à 54.44 mn / Mélya : à 56.47 mn / Lecture du poème de Chahin à la fin de la vidéo)- - -

Comme chaque année, nos élèves de Paul-Emile Victor ont participé à ce concours ouvert aux jeunes auteurs âgés de 12 à 25 ans qui est dédié à la mémoire de Matiah Eckhard, jeune poète et musicien montpelliérain, disparu à l’âge de 19 ans, en janvier 2014.

Ils étaient 17 élèves de 5ème-4ème pour cette 11ème édition et Mme Martinez les remercie chaleureusement pour leur investissement, leur créativité et leurs très beaux poèmes. Tous méritaient d’être récompensés.- - -

Poème de Mélya Francius - 4ème3 : Le chemin sous nos tempêtes

Poème de Tessa Marechal – 4°2 : Présent mais absent…

Poème de Chahin Faress – 4°2 : Ma vision du monde

Poème de Clémence Vaissière - 4°3

Poème de Sofia Chaara – 4ème2

Poème d’ Esmanur Oksuz – 4ème2

Poème de Louis Guidarini – 4ème2 : Relation nature

Poème de Lola Thomas – 4°3 : L’enfance

Poème de Maksen Romero – 4°3 : Le petit matin

Poème d’Alicja Choron – 4°3

Poème de Noah Faccenda – 4°3 : Le temps

Poème de Lorenzo Renucci – 4°2 : Amour de famille

Poème d’ Aaron Abellan – 4°3 : La Nouvelle Société

Poème d’ Irem Yesilyurt– 4°2 : Amitié

Poème de Manel Hachir – 4°3 : Le retour des souvenirs

Poèmes de Dorian Mallen– 4°3

Poème de Manel Driouech – 4°2 : Nos cœurs

Poème de Josian Escamez – 4°3 : Ce métier-là

Poème de Marianne Musil Cuello – 4°2 : L’amour d’une ado

Poème d’ Ulysse Huynh – 4°2 : Ma chère Alizée

Poème de Deavon Contou– 4°2 : Une vie banale

Poème de Diana-Laure Temps – 4°2 : Un pas vers la lumière

Poème de Diana-Laure Temps – 4°2 : Lueur d’espoir dans l’ombre

Poèmes de Mayana Coupé -5°3 : Le hibou et La petite feuille

Poème de Farah Salbi – 4°4 : Amour impossible

 

Et cette année encore, nous avons eu trois élèves qui ont remporté le prix de la mention spéciale du jury catégorie Collège : résultats sur le site : https://www.matiaheckhard.fr/

- Poème de Mélya Francius - 4ème3 : Le chemin sous nos tempêtes

- Poème de Tessa Marechal – 4°2 : Présent mais absent…

- Poème de Chahin Faress – 4°2 : Ma vision du monde

Tous les trois ont reçu un diplôme de poésie et un recueil de poèmes. Mélya et Tessa ont pu faire la lecture de leur poème car les lauréats ont été chaleureusement invités à la cérémonie de remise des prix qui a eu lieu le samedi 23 mai 2026, à la Médiathèque des Matelles, tout près de Montpellier (34).

Je remercie vivement les familles de Mélya et de Tessa qui ont fait le déplacement avec nous.

Nous sommes heureux et fiers de la participation de nos 17 élèves de Paul-Emile Victor, cette année encore. Encore bravo et à l’année prochaine !

Et juste pour le plaisir de les relire, voici les poèmes de nos trois gagnants :

Poème de Mélya

Le chemin sous nos tempêtes

 

Je crois m’élever en ton sommet

Puis ta tempête me fait chuter

Mon cœur sourit, mon cœur crie

Tu m’aimes et tu me détruis

 

Mon âme me lie à toi

Sans hésitation, toi, tu me noies

Cette brise qui me survolait

Est aujourd’hui un ouragan qui me laisse brisée

 

Puis ça y est, tu m’observes de nouveau comme un trésor caché

Tu me tiens la main

Et toutes mes craintes ne deviennent qu’un souvenir lointain

Tout en moi n’est plus qu’apaisé

 

Quand Épanouissement est devenu mon confident

Chagrin l’a évincé

Il est devenu mon amant

Et j’ai perdu la clarté

 

Désormais tu t’es envolé dans le vent

Personne n’arrose plus ma plante

Les pleurs dégoulinent lentement

La douleur est devenue obsédante

 

Je respirais à tes côtés

Je suffoque sans toi

Une force me tire vers le bas

Nous sommes arrivés au dernier été

 

Ton souvenir m’accompagne chaque jour

Tel un poison apaisant

J’attends encore ton retour

Avec ce vœu qui reste frémissant.

 

La réalité m’emprisonne

Les portes se referment

L’heure résonne

L’aiguille est arrivée à terme.

 

 

Je ne suis qu’un être malade

Je me perds dans tes balades

Si seulement j’osais espérer

Que ce n’est pas terminé.

 

Résilience, vieille connaissance

Me rend alors une visite inattendue.

Et le chagrin qui m’avait privé de sens

S’est enfui dans cette étroite rue.

 

Cette nouvelle amie, pleine de vertus

M’a conté son vécu.

Elle m’a enseigné l’art de croire

Croire toujours en ces lueurs d’espoir.

 

Elle m’a fait voyager

J’ai rencontré Amour et Amitié

J’ai aussi croisé Violence

Nous l’avons évitée pour nous diriger vers Bienveillance.

 

Bonheur, dans son grand champ de fleurs

M’a transmis les outils pour réparer mon cœur.

Résilience et moi avons maintenant fini notre voyage,

Je me sens délestée de biens lourds bagages.

 

J’essaie d’avancer

Sous l’ombre de mon passé

Ton parfum ne m’abandonne pas

Je ne lui donne juste plus de voix.

 

Tout finit par passer

L’équilibre reprend ses droits

Et la lumière, porteuse de joie

Perce l’obscurité.

 

Poème de Tessa

Présent mais absent…

 

On dit que j’ai un père.

Le mot existe, les papiers le prouvent,

Les photos le racontent, les souvenirs se trouvent

Dans les années qui remontent.

 

Son nom est là,

Écrit noir sur blanc,

Comme une vérité froide

Gravé dans le temps.

 

Mais dans ma vie

Il y a surtout un vide immense,

Un silence lourd

Qui porte son absence.

 

Il est vivant quelque part

Sous le même ciel que moi,

Et pourtant je marche souvent

Comme quelqu’un qui n’est plus là

Je regarde les autres

Parler de leur père

Comme d’un refuge solide

Dans l’hiver.

 

Comme d’un pilier

Qui soutient leurs jours,

Comme d’un port tranquille

Où revenir toujours.

 

Et moi, je regarde ce mot « père »

Comme une maison au loin,

Avec des fenêtres éclairées

Mais dont je n’ai jamais eu la clé.

 

Une maison debout

Dans laquelle je n’ai jamais habité,

Un endroit qui existe

Mais où je n’ai jamais été.

 

 

Poème de Chahin

Ma vision du monde

 

Le monde avance vite sous nos yeux étonnés

La société change, sans toujours s’arrêter

Entre espoirs fragiles et doutes du présent

Les hommes cherchent encore le sens du temps.

 

Dans les villes remplies de bruits et de regards

Chacun cache ses rêves, ses espoirs, ses retards

On vit tous ensemble sans toujours se parler

Comme des étoiles qui ne font que passer.

 

Certains veulent la paix, d’autres veulent le pouvoir

La société balance entre lumière et noir

Les différences deviennent parfois des murs

Qui rendent l’avenir incertain et obscur.

 

Pourtant un simple geste peut tout transformer

Un mot, un sourire, une main pour aider

Car le monde change à travers nos actions

Et l’espoir grandit dans chaque intention.